RAPPORT DE LA MISSION EFFECTUEE PAR

CATHY PERNOT & PHILOU BEAUCHAMPS

du 30 juin au 28 juillet 2007

au NIGER et au BURKINA-FASO

 

NIGER

 

Région de l’Aïr, nord du pays.

A notre arrivée à Niamey, nous nous sommes rendus à la case de passage des Volontaires de Progrès. Nous avons l’habitude d’y loger et d’y prendre tous les renseignements concernant le terrain, puisque tous les volontaires en mission dans la région s’y retrouvent. On nous a confirmé que l’insécurité régnait sur Agadez et tout le secteur nord du pays. Une nouvelle rébellion s’organisait en zone Touareg, des attaques avaient déjà eu lieu dans la ville et les environs, à l’aéroport, à Tchirozérine, les « coupeurs de route » sévissaient autour de Ing‘all. L’armée avait dépêché 4500 soldats. Il était impossible de sortir de la ville sans escorte militaire, retour des véhicules imposé à 16h et couvre feu à partir de 18h. Les ONG rappelaient leurs volontaires. Les rebelles étaient bien armés et déterminés… Courageux, mais pas inconscients, nous avons sagement pris la décision d’annuler notre déplacement prévu sur cette zone. Depuis l’évolution du conflit nous a malheureusement donné raison !...

Nous avons cependant demandé à Raliten, devenu notre correspondant sur place de venir nous rejoindre à Niamey. Avec lui nous avons étudié la manière de terminer le puits de Tchighalt (point de rencontre des nomades Peuhls et Touaregs, dans le désert, à une vingtaine de kilomètres d’Agadez). Nous lui avons remis le financement et le matériel pour élargir les 5 derniers mètres les plus profonds, dans la roche, sur un diamètre de 120 cm et de faire ensuite une petite chambre de captage sur environ un mètre. Nous avons également demandé la réalisation d’une margelle en surface.

Pour solder nos comptes avec l’association APAS (qui nous avait fourni le mil de notre banque de céréales), nous avons acheté un groupe électrogène de 5kwa. Ce matériel devrait permettre l’utilisation de la perceuse fournie par l’APAS pour venir à bout de la roche au fond de notre puits.

Nous avons également chargé Raliten de nous faire un rapport détaillé et régulier des activités à Inabizguine (le campement que nous soutenons à 17 kms d’Agadez en direction de Zinder). Actuellement notre classe et notre jardin sont opérationnels et nous savons que l’Unicef a fourni 10 tonnes de mil pour faire fonctionner notre banque de céréales à « prix social ». Nous avons fait passer par Raliten une lettre à Hamidou, notre ami devenu chef du village.

Enfin nous lui avons remis le matériel qu’Annick de l’association Action Solidaire Niger nous avait chargé de faire passer à l’école de Tchimoumounène.

 

Niamey, quartier de Kirkissoye.

Nous avons retrouvé le groupe des filles mères que nous soutenons dans ce quartier. Rejetées par la société et leur propre famille, elles n’ont généralement pas d’autre choix que de s’adonner à la prostitution pour avoir de quoi nourrir leurs enfants… Assez instables (ce qui ne surprendra personne) elles ont pas mal évolué depuis l’an dernier. Elles restent au nombre de 13 et se sont donné un nom : le « Nem » Nouvel Espoir de la Mère (c’est aussi un arbre très utile dans la sous-région). Isabelle, notre amie infirmière leur avait alloué un budget mensuel pour des cours d’alphabétisation et de théâtre. Elles ont décidé de se passer de l’alphabétiseur en travaillant avec celles qui parmi elles ont fait le collège. Cette économie leur a permis de louer une petite maison où elles font du savon, du tricot, tissage de sacs, recouvrement de chaises, broderies, napperons…

Nous sommes allés avec elles au grand marché pour leur acheter le matériel nécessaire au lancement d’un petit salon de coiffure, nous avons payé également une nouvelle machine à coudre et tout ce qu’il faut pour continuer les activités commencées, ainsi qu’un sac de riz pour les encourager.

Elles souhaitent prochainement laisser leur maison trop éloignée de l’axe de circulation et en louer deux nouvelles en bordure de latérite, l’une pour la coiffure et la seconde pour les autres activités.

 

 

BURKINA-FASO

 

Orphelinat du centre AZN (Association inter-villages Zoramb Naagtaaba), commune de Guié (Oubritenga) une cinquantaine de kilomètres au nord de Ouagadougou.

Dès notre arrivée, nous sommes allés rendre visite aux petits de l’Orphelinat (CAED, Centre d’ Accueil de l’Enfance en Détresse). Nous leurs avons apporté des vêtements, des jouets  et des peluches (collectés). Nous avons fait des heureux !... Nous n’avions que ce qu’il était possible de transporter dans nos bagages, mais les réactions du terrain nous motivent pour leur faire bonne place dans notre prochain envoi…  Depuis les responsables de la coordination nous ont envoyé une très gentille lettre et un reçu, ce qui prouve qu’ils sont rigoureux dans leur gestion.

 

FDC (Fondation pour le Développement Communautaire) à Ipelcé, 50, kms au sud de Ouagadougou sur la route du Ghana.

Toujours en quête de renseignements concernant la pisciculture (activité que nous aimerions pouvoir développer un jour), nous sommes allés visiter le centre. Roger Kaboré, le responsable, nous a présenté les installations qui nous intéressaient. En absence de cours d’eau 12 bassins de 10m x 10m x 1m ont été réalisés en ciment et sont alimentés par un château d’eau. On y élève des tilapias (carpe), pour éviter une trop grande prolifération, on a ajouté des silures (poisson-chat) prédateurs des alevins. Les poissons sont nourris les jours de soleil (fréquents en Afrique…), les autres jours ils se contentent de manger une plante aquatique qui a été introduite dans les bassins. Les silures ne se reproduisent pas en captivité, on envisage une technique d’insémination artificielle. Les tilapias atteignent la taille commercialisable au bout de 6 mois. Autant que possible on sépare les males des femelles pour qu’ils profitent mieux. La nourriture est élaborée à base de récupération de déchets produits par les autres activités du centre.

Le jour où nous avancerons sur ce projet, il sera envisageable de venir y suivre une formation et avoir un soutien technique pour une éventuelle installation.

 

Groupement « Nabons Wende », Quartier de Tanghin (Ouagadougou, Kadiogo).

Cette fois-ci, nous avons été déçus. Les femmes ont eu quelques problèmes notamment avec une des leurs qui avait des responsabilités au sein  du groupe, ce qui a semble-t-il conduit à la démobilisation générale et au ralentissement des activités. Nous avons clairement exprimé notre mécontentement, ce qui a (du moins l’espère t’on) aidé à la remise en marche du groupement.

La construction du maquis (point de vente de boissons et petits plats) que nous avions financé en février s’est achevée peu avant notre départ, mais nous l’avons vu fonctionner. Cette activité, outre le fait qu’elle soit rémunératrice, devrait aussi permettre une plus grande fréquentation du centre.

La rentrée scolaire a été l’occasion de nouvelles inscriptions à notre bibliothèque et les femmes ont trouvé un autre partenaire pour l’alphabétisation, l’activité semble donc reprendre…

 

Association pour la Promotion de la Scolarisation des Filles du Namentenga. (Province très défavorisée au nord-est de Ouagadougou sur le plateau Mossi).

Comme promis, nous avons repris contact avec le Président de cette association qui agit courageusement en faveur de la scolarisation des filles.

Nous nous étions engagés à fournir les dotations de rentrée scolaire pour cinquante filles en cahiers, stylos et ardoises. Nous avons remis ce matériel qui incite, des familles qui ne l’auraient pas fait, à inscrire leur fillette à l’école.

 

Centre de Formation Agricole et Artisanale de Tangaye (20 kms de Ouahigouya, Yatenga ; 200 kms au nord de Ouagadougou).

Pour ceux qui ne le savent pas encore, nous soutenons ce centre qui propose une formation (en 3 ans) aux jeunes qui n’ont pas obtenu le Certificat d’Etudes, pour les aider à créer leur activité professionnelle (culture céréalière, maraîchage, élevage, menuiserie, soudure, électricité, maçonnerie, couture, cuisine…), et donne à la fin de la formation, à chacun, des moyens matériels pour débuter l’activité choisie dans son village.

Nous participons au financement de l’alphabétisation (en français) des adultes en prenant en charge une partie de la rémunération de l’enseignant, les frais de carburant nécessaires à la production de l’éclairage des salles de classe et les livres. Cette activité ayant remporté un franc succès, il faudra financer l’emploi d’un deuxième enseignant pour la prochaine année scolaire. Pour cela, nous avons contacté Emile (Président de l’APAS, également partenaire au CFA), qui partagera les frais avec nous.

Sur place, nous avons rencontré le groupe d’élèves ingénieurs de l’école d’électricité de Toulon (Depuis quelques années l’APAS organise l’été une mission en collaboration avec eux). Cette année les jeunes étaient très motivés, performants et efficaces. Sur le terrain de Tangaye, ils ont notamment mis en place le nouveau réseau d’irrigation pour le maraîchage comprenant 3 réservoirs et la pompe immergée pour l’alimentation en eau de tout le dispositif d’arrosage par système de goute à goute.

Avec Amidou (Directeur du CFA) et eux, nous sommes allés voir la mise en place des installations que nous finançons sur la parcelle à proximité du barrage de Namsiguia. La motopompe à haut débit (80 m3/h) que nous avons fournie ainsi que les tuyaux étaient installés et opérationnels. Un ancien et un gardien étaient déjà sur place afin de préparer le terrain pour la nouvelle campagne de production et les élèves du CFA devaient venir  en renfort pour semer dès l’arrivée des pluies. Nous avons remis à Amidou de l’argent pour acheter les semences manquantes. 

Avec les jeunes de Toulon, nous avons également fait établir un devis pour réaliser un bassin et des canaux d’irrigation sur le terrain, ce dispositif étant essentiel pour mieux gérer et économiser l’eau. Depuis nous avons transmis l’argent et les travaux doivent être mis en œuvre à la fin de la saison des pluies, (lesquelles, en abondance, posent problème cette année).

 

Jathropha, (appelé aussi Pourghère en Afrique).

Nous approfondissons les recherches concernant cette plante que la presse internationale n’hésite plus nommer « l’arbre à pétrole » ou « le nouvel or vert de l’Afrique »… Evidemment, notre objectif n’est pas de faire concurrence aux multinationales pétrolières, mais cette petite plante qui pousse spontanément en zone sahélienne et qui n’intéressait personne puisque les animaux ne la consomment même pas recèle de grandes qualités. Autour des zones de maraîchage elle fait une excellente clôture (puisqu’elle n’est pas comestible), elle se développe dans des terrains où rien ne pousse, notamment avec la technique du cordon pierreux elle renforce la stabilisation du terrain, retient l’eau, freine le ruissellement et participe à la régénération des sols et des nappes phréatiques ; les femmes l’utilisent pour faire du savon ; et (cerise sur le gâteau) c’est un  biodiesel facile à produire. On extrait une huile apparemment aussi facilement qu’avec le fameux karité et il semble que quatre arbustes suffisent pour produire un litre de ce biocarburant. Ce qui est particulièrement intéressant pour que les groupements villageois fassent fonctionner leurs motopompes, moulins à farine ou moteurs destinés à la production d’électricité rurale.

En février, nous avions fourni au CFA de Tangaye les pots servant à produire des plants en pépinières et même si le taux de germination a été plus faible que prévu les arbustes obtenus vont pouvoir permettre de commencer le programme expérimental de production avec les agriculteurs locaux volontaires. Nous en ferons planter également en limite du terrain de Namsiguia.

Par ailleurs, nous avons eu de nombreux contacts avec « le Colonel » mandaté par l’Association JEREMI de Dijon qui est chargé d’une étude de faisabilité d’une filière de production de bio-carburant à partir de cet oléagineux dans le département de Tangaye ayant aussi pour objectif l’autofinancement des activités du CFA.

Les graines fournies à « la permanence » du Quartier Tanghin à Ouagadougou ont produit des plants qui se développent bien.

Les graines qui devaient être utilisées au jardin scolaire du quartier de « la ferme » à Tengrela (au sud du Burkina) attendaient la fin de la saison sèche pour être semées.

Compte tenu de la situation politique au nord Niger nous n’avons pas eu d’information sur les résultats obtenus dans cette région.

 

 

Groupement « Qui bae-la bumbu » Ouahigouya, 180 kms au nord de Ouagadougou.

Nous avons organisé une réunion avec les femmes du groupement pour faire le point sur les activités menées.

Chacune ayant des projets et des besoins différents, nous avons converti notre aide en un fonds permettant aux femmes de contracter quelques microcrédits afin de pouvoir commencer des activités rémunératrices en vue de subvenir à leurs besoins et ceux de leurs enfants. Selon leurs souhaits et compétences, certaines ont déjà pu commencer des activités d’élevage ou de petit commerce.

De plus, nous avons demandé au formateur en couture du CFA de réviser une nouvelle machine à coudre mécanique que nous leur avons apportée, ainsi que celle que nous avions déjà fournie. Avec lui, nous avons mis en place et financé une formation pour permettre à quelques unes de monter un petit atelier près du marché.

 

Campagne de sensibilisation contre l’excision.

Comme convenu et promis a Adama, trésorière du groupement  « Qui bae-la bumbu », retraitée après une carrière d’accoucheuse de 36 ans, animatrice prévention, nous avons financé et organisé une séance de sensibilisation contre l’excision dans un village de brousse proche de Ouahigouya. Bien entendu, nous étions présents, mais nous ne sommes pas intervenus, tout se déroulant en langue locale. La projection d’un film (assez difficile à soutenir) a fait l’objet d’explications et de discussions auxquelles les villageoises très nombreuses sont venues participer (sans les hommes afin qu’elles puissent librement s’exprimer) ainsi que les jeunes, particulièrement impliqués dans les débats ce qui est très encourageant puisque ce sont eux qui formeront les futures générations.

 

Nimpouya (région de Ouahigouya).

Nous nous sommes contentés de saluer les gens de ce village que nous retrouvons toujours avec autant de plaisir.

Le programme d’élevage ovin que nous avions initié avec le groupement villageois suit normalement son cours, ainsi que les activités de maraîchage et le champ d’arachides.

Le forage prévu dans le cadre du programme développé par l’ONEA (agence de l’eau) et pour lequel nous avions aidé le village pour sa contribution financière, doit être réalisé après la saison des pluies.

 

Parrainage scolaire.

Sayouba, notre « filleul » est très motivé et travaille toujours aussi bien. Il est admis en classe de Terminale Littéraire avec une moyenne annuelle de 11,75 et rang de 2nd.

A sa demande et pour qu’il puisse préparer le baccalauréat dans les meilleures conditions possibles, nous l’avons changé de lycée pour un établissement qu’il décrivait comme plus sérieux.

Il a également déménagé pour un nouvel hébergement équipé en électricité, ce qui lui permettra de travailler le soir.

Il nous a prouvé que nous pouvions avoir confiance. Nous lui avons remis ce dont il a besoin pour couvrir ses frais de fonctionnement jusqu’à notre prochain séjour.

Sur place il nous accompagne dans les rencontres que nous organisons en brousse et nous apporte un soutien précieux quand il faut nous expliquer en langue locale. Il nous tient également régulièrement informé par internet.

 

Quartier « la ferme » village de Tengrela (Région de Banfora, proche frontière Côte d’Ivoire).

A Tengrela, nous avons commencé par une visite de courtoisie à la cérémonie des funérailles qui avait lieu 40 jours après le décès du papa de notre ami Seydou.

Puis nous sommes allés voir ceux du quartier de « la ferme » pour leur apporter les livres de lecture que nous avions promis. Pour des classes d’un effectif de 80 élèves, ils n’étaient dotés que de 14 livres… Nous en avons acheté 30 supplémentaires, pour chaque niveau, ce qui permet une pratique avec au moins un livre pour 2 élèves.

Nous avons ensuite fait le point sur le matériel que nous avions financé lors de notre dernier passage pour commencer le jardin scolaire. Le matériel était bien là et on attendait les pluies avec impatience pour commencer. Au début les pluies sont nécessaires pour labourer le terrain, plus tard l’arrosage pourra en cas de besoin être complété par l’eau du forage.

Le hasard nous a également permis de rencontrer le Président de l’association « Songtaba » qui a le projet de venir installer une ferme école, à proximité du lac, sur la zone du quartier. Le projet prévoit un lieu d’expérimentation, d’apprentissage et de partage des compétences avec les villageois, au niveau de la pisciculture, de l’élevage, du maraîchage, des cultures céréalières et des vergers. Ce projet nous a paru intelligent et bien préparé, espérons que l’obtention du financement escompté, par Charly, en permettra la réalisation.

 

 ANERSER Association Nationale pour l’Education et la Réinsertion Sociale des Enfants à Risques, secteur Pissy 17, Ouagadougou.

En février dernier nous vous avions présenté les domaines d’intervention de cette association qui intervient à différents niveaux :

En milieu ouvert les éducateurs maintiennent un contact avec les enfants de la rue au cours de sorties diurnes et nocturnes et proposent aux jeunes en rupture de venir dans un centre d’accueil.

Deux centres (en milieu urbain à Ouagadougou ou rural à Saponé) peuvent être fréquentés en fonction du profil des jeunes. Ces centres proposent accueil et hébergement, prise en charge alimentaire, sanitaire, vestimentaire et hygiénique. On peut y pratiquer du sport et des activités ludiques, être écouté, participer à des causeries éducatives, bénéficier d’un soutien psychologique, être alphabétisé ou scolarisé, faire l’apprentissage d’un métier dans des ateliers de l’association (menuiserie, soudure, activités agro maraîchères et pastorales) ou être placé en formation chez un professionnel ou un artisan.

Autant que faire se peut, l’association travaille à réintégrer l’enfant vivant dans la rue parmi les siens, en renouant les liens familiaux, favorise un retour avec ou sans installation professionnelle, sensibilise les parents et le cas échéant leur vient matériellement en aide.

Une troupe de théâtre a été créée au sein de l’ANERSER pour mener les actions d’information, de sensibilisation et de prévention. L’association se mobilise également contre le trafic d’enfants et développe des actions auprès des talibés (ceux qui mendient avec les boîtes de conserves) et des maîtres coraniques qui les « utilisent ».

Nous avions alors envisagé un partenariat avec cette organisation qui nous paraît sérieuse.

Nous avons acheté et fourni une trentaine de livres de lecture pour chaque niveau d’apprentissage de l’enseignement primaire.

Nous avons visité le centre rural de formation de Saponé où chaque année une dizaine de jeunes viennent se former auprès d’un « ancien de la rue » qui a fondé une famille dans ce village. Ce centre est une réelle réussite puisque depuis 10 ans aucun des jeunes qui s’y sont formés n’a connu de récidive.

Nous comptons collaborer avec cette organisation dans le cadre de l’accueil de jeunes de la rue prévu dans notre projet à Kokologho.

 

Kokologho, à 45 kms de Ouagadougou sur la route de Bobodioulasso.

Depuis quelques temps, afin de mieux maitriser tous les paramètres de l’aide au développement que nous souhaitons apporter, nous avions le projet de créer une structure au nom de notre association. Pour cela il nous fallait un terrain (c’est fait). Nous avons acquis un terrain de près de 7 hectares sur la commune de Kokologho.

Notre ambitieux projet comporte plusieurs phases, indépendantes les unes des autres et qui ne seront réalisées que sur validation des besoins réels de la population et de l'obtention des financements

·         Construction d'un hébergement (dortoir, logement animateur, sanitaires, magasin, cuisine, réfectoire, et forage) pour accueil d’une douzaine de jeunes issus de la rue qui recevront une formation en maraîchage, agriculture et élevage, pour leur permettre de retourner s'installer dans leurs villages et créer une activité rémunératrice pour assurer leurs propres besoins.

·         Construction d'un bâtiment de 2 classes pour alphabétisation des jeunes en formation et ceux du village.

·         Construction d'un bâtiment administratif avec logement du responsable, bureau et magasin pour banque alimentaire.

·         Construction d'un bâtiment de 3 ou 4 ateliers pour formation des jeunes du centre et ceux du village (selon les besoins, ateliers possibles : menuiserie, soudure, couture, savon, mécanique, séchage…).

·         Création d’une coopérative villageoise pour partage des savoirs et techniques dans les domaines agricoles, avec éventuellement équipement en moulin à farine, presse à karité, unité de production d'huile végétale (Jatropha, Karité) pour biocarburant et l’aménagement de bassins pour pisciculture.

Il va maintenant nous falloir trouver des moyens. Dès maintenant nous sollicitons votre aide et votre réseau de connaissances pour nous aider à trouver des financements et monter des dossiers auprès de bailleurs de fonds.