RAPPORT DE LA MISSION EFFECTUEE PAR

 Cathy PERNOT et Philou BEAUCHAMPS

Du 18 février au 3 mars 2012

 au BURKINA-FASO

 

Kokologho, à 45 km de Ouagadougou sur la route de Bobodioulasso.

(N.12°11'020’’ ; W.1°53'034’’).

Les habitués le savent (et peuvent passer au paragraphe suivant…), nous consacrons actuellement l’essentiel de notre énergie au suivi et au développement du Centre de Formation en Agriculture que nous avons créé à Kokologho.

Une formation agro-sylvo-pastorale écologique, en trois années, y est proposée gratuitement à des jeunes d’un faible niveau scolaire, capables toutefois de suivre un enseignement en français. L’objectif en fin de cycle, est de leur permettre de s’installer en milieu rural avec les compétences nécessaires pour mettre en œuvre une activité rémunératrice et faire vivre une famille. Une remise à niveau en enseignement général est également dispensée pour qu’ils puissent être en mesure de comprendre et d’assumer le fonctionnement d’une petite exploitation,  pour pouvoir s’intégrer convenablement dans le milieu social et accomplir quelques démarches administratives de base. L’établissement est mixte, en demi-pension avec la possibilité pour les filles d’être hébergées en internat.

A notre arrivée, nous avons trouvé un centre bien entretenu, malgré une saison sèche déjà bien engagée. Les filles faisaient la cuisine. Issaka œuvrait à la plateforme multifonctionnelle, secondé par deux de nos élèves en travaux pratiques. Kady avait ouvert la bibliothèque où 2 abonnés travaillaient, dont un enseignant. (83 inscrits depuis la rentrée... ce qui témoigne d’un réel intérêt de la population).

Nous avons fait le « tour du propriétaire », la nouvelle zone de maraîchage très soignée était plantée en tomates, oignons, aubergines, salades, carottes, bananiers, papayers…, L’ancienne zone est désormais essentiellement utilisée pour les pépinières, avec toujours les arbres fruitiers, le moringa, le manioc… Du maïs y sera cultivé à la saison des pluies pour laisser reposer le terrain, tout en profitant des apports en compost (principe de rotation des cultures). Nous avons désormais 2 puits et un forage.

Au chapitre élevage note âne Pompon montrait le meilleur de sa forme. Les tortues du bassin manquaient d’eau, mais avec les élèves nous avons « fait la pluie » avec quelques arrosoirs. Une centaine de volailles (poussins, poules et coqs) errent la journée partout sur le terrain et rejoignent le poulailler le soir. A la bergerie, nous avons 3 chèvres (dont une gestante) et 1 bouc ainsi que 3 brebis et 1 bélier, qui accueillent actuellement nos 2 veaux et 2 vêles sur leur parcelle, en attendant la fin des travaux de l’étable (pratiquement terminée). A ce sujet, nous prévoyons de mettre en place un programme d’amélioration du cheptel par sélection des meilleures bêtes et métissage de nos « races locales » par croisement avec des souches plus nobles compatibles avec un environnement sahélien. Pour les chèvres, nous sommes allés rendre visite à un parent d’une de nos élèves (éleveur), qui travaille ses bêtes avec un reproducteur de souche « rouge de Maradi ». Nous lui avons commandé un mâle et une femelle que nous récupèrerons en début de saison des pluies. Ce type de programme sera également mis en place pour les ovins, bovins et volailles.

L’ambiance est très agréable. Tous les élèves s’investissent au mieux et dans la bonne humeur, les filles ne donnent pas leur place, chacun participe aux travaux de la ferme  (arrosage, aménagement du terrain, entretien des animaux, maçonnerie…).

Bakary (l’un de nos formateurs) nous ayant quitté pour raisons de santé fin janvier, la première urgence était de lui trouver un successeur. Nous avons passé un long moment sous le Karité à discuter avec Bado, en présence d’Ousmane et Issaka. Nous avons évoqué l’organisation à mettre en place pour pourvoir à son remplacement. Bado (l’autre formateur) a manifesté le souhait que nous trouvions (comme dans l’organisation précédente) une personne pouvant assurer les cours et la pratique. Il est vrai que l’argument  de l’enseignant continuant son cours sur le terrain est bien réel. Un simple animateur de travaux pratiques ne peut suffire. Nous avons donc lancé le recrutement (dont nous passerons les détails) en ce sens pour engager Isséfou Paré, célibataire, 32 ans, niveau terminale A4, ayant suivi la formation d’agent technique d’agriculture à Matourkou (comme ses prédécesseurs) et quelques stages intéressants. Il a pu se libérer d’un stage en cours. Nous avons été clairs dans la présentation, le contrat a été conclu en connaissance de cause et après plusieurs moments partagés ensemble sur le terrain. Paré sera logé au centre (une présence adulte de plus la nuit sur la structure)…

Nous avons également proposé un contrat à Kady qui loge avec nos filles pour assurer une présence féminine avec elles. En plus de ses activités de soirée avec les internes, elle assurera les permanences et aura la responsabilité de la bibliothèque. Elle a été sensible à ce témoignage de reconnaissance.

Le bureau de l’APE n’a pas rempli la mission que nous lui avions confiée et ponctionnait inutilement sur les contributions des familles. Après en avoir parlé à notre ami Moktar qui en assumait la présidence, nous avons réuni ses représentants. A l’issue de l’échange nous nous sommes compris et avons, dans la bonne humeur, prononcé sa dissolution tout en réaffirmant nos relations d’amitié et en gardant la porte du centre toujours ouverte.

Nous avions demandé si nous pouvions trouver au village une parcelle supplémentaire pour cultiver plus de céréales en saison des pluies car nous n’avons pas assez de notre production pour les repas de l’année. On a fini par nous parler d’un voisin qui voulait vendre son terrain pour un prix exorbitant…Nous abandonnons cette question.

Avec l’équipe, nous avons évoqué les modalités de clôture de notre formation. La première promotion terminera cette année. Certains élèves présenteront le Certificat d’Etudes primaires et d’autres un diplôme professionnalisant, sorte de CAP agricole organisé par la Direction de l’Emploi et de la Jeunesse à Koudougou. Les élèves préparent leurs projets d’activité, nous leur donnerons une petite subvention pour démarrer et un suivi sera mis en place. Nous remettrons à tous une attestation de formation que nous espérons faire viser par la Direction Régionale de l’Agriculture.

Nous avons également préparé la campagne de recrutement d’une nouvelle promotion. Nous avons prévenu les responsables de l’ANERSER (association qui s’occupe des enfants des rues) que nous réservions et offrions 2 places pour 2 filles de chez eux, à l’internat, pour la prochaine rentrée scolaire. Ils venaient de recevoir une dotation d’un partenaire américain et ils nous ont offert des couvertures pour chacune de nos internes.

Un sérieux « point travaux » a été fait avec Ousmane

L’étable est en bonne voie d’être terminée. Nous avons insisté sur le fait que les animaux doivent pouvoir être en stabulation libre et non à l’attache. Si les bœufs sont difficiles à attraper, il faut leur laisser une corde longue, mais pas les attacher…

Dans le hangar cuisine, nous prévoyons la réalisation d’un 2nd « four économe ».

Les murs d’enceinte nord et sud réalisés en blocs de latérite taillés (BLT) seront rehaussé avec du grillage pour éviter les intrusions d’animaux en divagation.

Nous allons créer quelques zones de pâturage au fond du terrain sur le principe du pacage en semi-fixe qui pourra être déplacé régulièrement. Les animaux mangeront les broussailles et enrichiront le terrain avec leurs déjections.

Un muret d’enceinte en BLT et une chape cimentée seront réalisés (avant la prochaine saison pluvieuse) sur le Boulis qui a été creusé l’an dernier avec les élèves et qui n’est pas étanche.

Les 2 puits maraîchers devront être sur creusés en saison sèche et busés.

Un réaménagement du dortoir est prévu pour l’optimiser avant la prochaine rentrée.

Une petite maisonnette en BLT sera adossée au local de la plateforme pour charger les batteries tout en éloignant les équipements des poussières de farines.

Après étude des différents devis, nous devrions pouvoir passer commander des aménagements électriques dans les bâtiments existants. Pour l’adduction d’eau, on verra plus tard (nous n’avons pas encore d’imprimerie pour les billets…).

Nous recherchons toujours des partenaires pour financer les équipements du centre afin de lui permettre d’atteindre l’autofinancement de son fonctionnement. Des dossiers ont été transmis, nous vous tiendrons informés des suites qui leur seront données. 

 

Au chapitre des démarches administratives…

Il y a toujours un aspect politique et les visites auprès des différentes autorités locales s’avèrent très utiles pour notre intégration et le maintien de bonnes relations.

A la Mairie de Kokologho, nous avons rencontré le 1er adjoint, en l’absence de Madame le Maire qui est souvent à l’extérieur. Nous nous connaissons, il est déjà venu au centre. Nous sommes passés le saluer et lui dire que nous étions surpris d’apprendre que des employés municipaux aient pu dire, lors d’une sortie avec les collecteurs pour percevoir la taxe de charrette, qu’ils ne connaissaient pas le centre !... Effectivement ce n’est qu’un malentendu et «pas besoin de payer la taxe » car nous sommes une œuvre sociale… Nous lui avons rappelé également que la commune avait reçu sa part sur la taxe foncière de notre terrain… Nous avons convenu ensemble que les documents annonçant notre prochain recrutement et les heures d’ouverture de notre bibliothèque seraient affichés en Mairie, notre interlocuteur viendra même inscrire son fils à la bibliothèque…

Nous nous sommes rendus à la Circonscription d’Enseignement de Base (CEB) point focal de Kokologho. Nous nous sommes présentés à l’inspecteur que nous n’avions pas encore eu l’occasion de rencontrer et avons également pu discuter avec le nouveau Conseiller, notamment en charge de la question du projet cantines scolaires… Les dotations ne sont toujours pas arrivées sur le secteur et chacun désespère… De leur bureau, nous avons laissé un message sur le répondeur du Chef de projet à Ouaga. De leur coté ils ont essayé de joindre la Direction Provinciale de L’enseignement de Base (DPBA), mais le directeur avait des funérailles… Nous avons néanmoins convenu de leur faire visiter le centre. L’inspecteur est venu avec 2 conseillers pédagogiques, dont  celui en charge des cantines scolaires. Nous avons longuement présenté le projet, fait la visite avec eux, ils ont été conquis et ont téléphoné au chef de projet cantine scolaire pour dire tout le bien qu’ils pensaient de ce qu’ils ont vu…

Nous sommes passés saluer Madame le Préfet (que nous connaissions déjà) et l’avons conviée à une visite du centre. Quand Ousmane est allé la chercher, elle avait été convoquée à Koudougou… Ce sera donc pour la prochaine fois. Nous avons toutefois de très bonnes relations avec elle…

Ce n’est que très rapidement que nous avons pu saluer Monsieur le Président du Conseil général du centre-Ouest en le croisant dans un restaurant à l’heure du déjeuner…Nous avons convenu de revenir le voir à son bureau pour faire avancer le dossier visant à la prise en charge des salaires du personnel du centre, la formation professionnelle étant de la compétence des régions avec la décentralisation.

A la Direction Régionale de l’Agriculture de Koudougou, nous avons été très bien reçus et compris par nos interlocuteurs. Nous avons présenté et détaillé le projet du centre, évoqué une collaboration pédagogique avec le Centre de Promotion Rurale (CPR) de Goundi et envisagé une valorisation de notre attestation de formation par une validation du Ministère de l’Agriculture. Pour mieux appréhender les choses et continuer la discussion nous avons reçu le Directeur, La Directrice Régionale, le Directeur du CPR de Goundi, accompagnés du représentant des services de l’agriculture de Kokologho. Ils ont été séduits et enthousiasmés. La collaboration est ouverte, nous irons voir le CPR de Goundi et en ce qui concerne le tampon du Ministère de l’Agriculture sur nos attestations de formation, ça ne devrait pas poser de problème, la Directrice (enseignante) ayant particulièrement apprécié le niveau de nos modules de formation. Ils nous ont même proposé d’intervenir ponctuellement en classe (en leurs qualités d’enseignants) en cas de besoins particuliers.

Nous avions convenu une nouvelle réunion avec les responsables de la cellule d’appui de la plateforme multifonctionnelle. La coordinatrice était là avec la responsable du programme et le responsable technique. Nous avons dressé un bilan, entériné notre fonctionnement hors constitution de comité féminin de gestion, expliquant notre fonctionnement interne au centre de formation avec Issaka pour meunier et nos élèves en formation à ses cotés pendant les travaux pratiques. Principe accepté et validé par nos interlocuteurs. Nous avons ensuite abordé la question de la meule métallique mixte pour produits secs et humides qui ne convient pas aux habitudes locales. Ils nous fourniront une meule « diamant » en pierre pour les céréales sèches et nous laisseront l’autre pour servir de presse à karité. Enfin nous avons évoqué la question de l’installation électrique et de l’adduction d’eau… Là ils n’ont pas institutionnellement de possibilité pour nous fournir quoi que ce soit… Nous commanderons donc les installations à nos frais. Nous sommes allés ensuite ensemble à la plateforme, ils ont félicité Issaka pour la propreté du local et des machines, nous avons expliqué que nous allions construire une petite extension pour les activités de charge de batterie et de téléphones hors poussière de farines. Ils nous ont livré les pancartes. Le suivi continuera, l’animateur aidera Issaka à faire les fiches d’activité et tenir des cahiers, comme s’il s’agissait d’un groupement et Issaka bénéficiera du 2nd module de formation, notamment pour le karité.

Nous avions diverses questions à évoquer à la CNSS (Caisse Nationale de Sécurité Sociale). Des attestations de présence réclamées aux salariés, dont nous n’avions jamais entendu parler, le cas particulier des salariés à temps partiel, le départ d’un salarié, les nouvelles adhésions… Une fois de plus, nous avons parcouru les méandres des couloirs et affronté le mutisme de l’administration, pour finir par être très bien accueillis par une brave dame n’hésitant pas à nous aider à remplir les formulaires. Le seul problème étant de ne pas savoir où aller d’entrée de jeu…

 

Groupement « Nabons Wende ».

Comme d’habitude, nous avions prévu de passer à la permanence de Tanghin pour un bilan des activités du groupement « Nabons Wende » que nous soutenons depuis longtemps. En chemin, nous avons trouvé Pélagie et l’avons suivie jusqu’à la permanence. Elle nous avait appelés pour les fêtes pour nous dire que nous allions avoir une surprise. La dernière fois, nous avions dit notre déception devant le peu d’activités… Pour une surprise, nous avons carrément eu un choc. Tout a été réaménagée, repeint, carrelé, équipé, meublé… la caisse populaire y a été transférée et est devenue une véritable agence bancaire. L’association avait l’agrément, mais pas les compétences pour se développer. Un consultant nigérien ayant fait des études renommées de finances dans différents pays a été recruté pour les aider (rémunéré sur les résultats). Nous n’avons pas bien compris d’où viennent les fonds, mais c’est hallucinant. 39 employés à l’agence, plus d’une cinquantaine sur le terrain… Pélagie DG dans un bureau climatisé à porte capitonnée avec moquette, fauteuils en cuir et frigo… On croit rêver ! Les bonnes dames (que nous avons connues en pagne élevant quelques poules pondeuses) en tailleur derrière un bureau « Responsable marketing » ou « Secrétariat général » chacune avec un ordinateur et bientôt le wifi !... les pièces où nous entreposions nos cartons mangés par les souris, toutes transformées en bureaux. Au centre du dispositif notre bibliothèque avec une responsable également équipée d’un ordinateur, une salle éclairée fréquentée… probablement plus de 10 personnes en train de consulter (alors que nous n’avions pas prévenu…) Un vrai délire !... Nous avons fait le point avec elle dans son bureau… avec un lieu sécurisé (vigiles) et bien aménagé les gens prennent confiance. Cette agence est destinée aux artisans et commerçants. On y propose des microcrédits allant de 100.000  à 2 millions de francs CFA… depuis le mois de décembre (un peu plus de 2 mois) 1440 prêts ont été sollicités, 469 comptes épargne ont été ouverts… Et pour les autres activités : Notre bibliothèque 860 membres depuis la création dont près de 600 depuis cette rentrée scolaire… Alphabétisation encore création de 25 centres cette année (dotation accordée, le matériel sera remis en mars)… Savon, au bout du bâtiment (sans moquette …) nous trouvons encore une femme en blouse faisant du savon et ça marche bien, l’offre n’arrive pas à satisfaire la demande… Un département « tontine » a été créé, les femmes en difficultés peuvent prendre un sac de riz ou de maïs et le payer « à tempérament »… Une fois le sac remboursé, elles peuvent en prendre un autre… Le ramassage des ordures ménagères fonctionne toujours aussi bien. Grâce à leur travail les femmes ont maintenant un bon salaire, certaines gagnent jusqu’à 50.000 fcfa (presque 2 smic) font du petit commerce et ont des remplaçantes…

Et ce n’est pas tout… en bonne logique du monde de la finance on doit avoir des garanties immobilières… l’association a déjà acquis un terrain avec une maison pour faire de la location…

Une nouvelle agence (vitrée, à étage, en centre ville…) est en travaux et doit ouvrir très prochainement… Le recrutement du personnel a déjà commencé !...

Qui sait, la prochaine fois on nous donnera peut-être des stock-options en notre qualité de fondateurs ?... En tous cas, Pélagie continue de dire à qui veut bien l’entendre qu’il n’y aurait rien eu sans nous… Ce n’est pas exactement ce que nous attendions, nous n’avions pas prévu de participer au développement de la finance en Afrique ?... mais c’est ainsi et c’est bien pour nos femmes!...

 

Nouvelles de nos amis touareg

Nous sommes allés au village artisanal. Les attributions d’ateliers doivent évoluer (place aux jeunes), comme les touareg sont nombreux, ils gardent leur espace et tournent en interne… Désormais, le responsable de l’atelier est notre ami Alouda. Nous l’y avons retrouvé et avons acheté quelques boites. Bien entendu, nous avons demandé des nouvelles de la famille (ils sont tous originaires du Mali, région de Hombori !...) Compte-tenu de la conjoncture, ils ont dû quitter le secteur, certains sont en Mauritanie, d’autres au Burkina… Alouda à rapatrié toute sa famille à Ouaga. Même si la relation est chaleureuse, il n’y a pas beaucoup de joie dans les yeux de tous ceux que nous avons vus…

 

Nos filleuls

Sayouba, toujours au poste, continue de nous aider dans la coordination du centre et communique très régulièrement par mail avec nous pour nous informer de l’évolution de la situation. C’est lui qui tient la caisse et qui gère le stock de vivres pour nos élèves. Il devrait obtenir sa licence de lettres modernes cette année. Nous lui avons dit que nous l’avions accompagné jusque là, ce qui correspondait à notre engagement, mais qu’il doit maintenant penser a démarrer sa carrière professionnelle.

Emmanuel (fils de Nathanaël que nous aidons par un microcrédit pour payer sa scolarité) est venu nous faire un rapport sur ses études et présenter ses bulletins. Nous l’avons inscrit à la bibliothèque du Centre Culturel Français.

A chacune de nos missions, nous retrouvons un petit (qui grandit) que nous avons connu alors qu’il vendait des « lotus » dans la rue. Il est maintenant scolarisé et nous fait le bilan de ses notes avec fierté. A chaque fois, nous l’accompagnons pour acheter un livre ou un cahier qu’il ne peut se payer…

 

Expovente

Notre prochaine expovente aura lieu le week-end du 9 et 10 juin 2012, dans les locaux du « PO » 66 rue d’Assas, 75006 Paris (passer par le porche du N° 68 et entrer dans la cour de droite). Ce sera l’occasion de faire quelques achats aux couleurs de l’été, utiles et originaux, tout en prenant des nouvelles des actions menées sur le terrain. Nous serons heureux de vous y retrouver.

 

Appel au « Parrainage » des élèves que nous formons

Chaque élève nous coûte en moyenne 450 €uros pour l’année (salaire des formateurs, frais alimentaires, activités agricoles au centre). Nous avons fait le nécessaire auprès de notre banque et proposons la mise en place d’un prélèvement Demander une Autorisation de Prélèvement. Pour vous convaincre, en tenant compte des mesures légales permettant la défiscalisation, un prélèvement mensuel de 37,50 €uros représente un effort réel de 50 centimes par jour et permet la prise en charge d’un élève… Sur cette base, nous avons lancé un appel auprès de tous ceux (personne physique ou morale) qui, parmi vous, pouvaient nous aider à assumer cette dépense. Nous remercions vivement ceux qui ont répondu. Grâce à eux nous avons une vingtaine d’élèves pris en charge, mais nous continuons notre appel, dans l’espoir de faire parrainer tous nos élèves, ce qui nous permettrait de consacrer les fonds de l’association aux nécessaires investissements sans avoir à se soucier du fonctionnement… Dans la mesure du possible, nous avons une préférence pour les autorisations de prélèvements qui assurent une trésorerie régulière…

Nous vous précisons que nous avons fait valider par l’administration des finances publiques que notre association répondait bien aux critères définis aux articles 200 et 238 bis du code Général des Impôts par demande de rescrit fiscal selon l’article L80 C du Livre des procédures fiscales. Les reçus que nous délivrons sont conformes.

 

Collecte

Un nouvel envoi de matériel est prévu très prochainement (nous bouclons les cartons). Pour notre bibliothèque, nous recherchons toujours des ouvrages de littérature africaine.

 

Notre prochaine mission au Burkina Faso est prévue du 28 juin au 20 juillet 2012. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des évolutions.

 

Appel à la générosité pour nous aider

Soyons clairs, pour continuer nos actions, nous avons besoin d’argent… Si vous n’avez pas répondu à notre appel à parrainage, nous comptons sur vous pour mettre la main à la poche et nous envoyer un don (les petits ruisseaux font les grandes rivières…). Bien entendu, nous vous retournerons les certificats officiels permettant la défiscalisation de votre versement conformément à la législation en vigueur.  Pour un particulier, Un don de 50 €uros par exemple ne coûte en réalité que 17 €uros... Evidemment, toute mise en relation avec d’éventuels sponsors et autres sources de subventions nous seront très utiles.